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Va-et-vient : schéma électrique normé et guide de branchement

Mis à jour le 21 août 2026

Vous venez de démonter un ancien interrupteur va-et-vient dans un couloir. À l’intérieur des deux boîtes de dérivation, vous découvrez plusieurs fils de couleurs différentes, deux ou trois par borne, et rien qui ressemble aux tutos glanés sur YouTube. Le disjoncteur est coupé. La question qui reste : dans quel ordre relier tout ça sans se tromper de borne ni de couleur ?

En vingt ans de métier, j’ai vu passer des centaines de schémas va-et-vient, des propres et des ratés. Le principe reste simple : deux interrupteurs qui commandent une même lampe depuis deux endroits différents. Le piège : la logique des navettes et le choix de la borne d’entrée. Ce guide vous montre comment faire un va et vient et le monter étape par étape, avec les repères que je donne aux apprentis.

📌L’essentiel à retenir :
un va-et-vient standard utilise deux interrupteurs à trois bornes (L + 1 + 2) reliés par deux fils navettes. La phase entre sur la borne L du premier interrupteur, le retour lampe sort de la borne L du second. Comptez trente minutes de câblage, après coupure au disjoncteur et vérification à la VAT (vérificateur d’absence de tension).

Qu’est-ce qu’un va-et-vient : définition et schéma

Un va-et-vient est un montage électrique qui permet de commander un même point lumineux depuis deux endroits distincts. Vous trouvez ce montage dans les couloirs (interrupteur à chaque bout), les escaliers (en bas et à l’étage) ou les grandes pièces à double accès. Vous en trouvez aussi dans les chambres, avec un interrupteur près de la porte et un second en tête de lit.

Le mécanisme repose sur deux interrupteurs va-et-vient qui possèdent trois bornes chacun : une borne commune notée L, et deux bornes numérotées 1 et 2. Ce troisième contact fait toute la différence avec un interrupteur simple, qui n’en compte que deux.

La série NF C 15-100 2024 (en vigueur depuis le 1er septembre 2025 pour les installations neuves) encadre la mise en œuvre côté hauteur, section et protection. L’interrupteur va-et-vient se pose entre 0,9 m et 1,30 m du sol fini. Le circuit d’éclairage se dimensionne en 1,5 mm² protégé par un disjoncteur de 16 A maximum, 10 A conseillé en pratique. Ce circuit peut alimenter jusqu’à 8 points d’éclairage. Pour le détail de ces hauteurs pièce par pièce, notre guide sur la hauteur réglementaire des interrupteurs approfondit ces règles.

Je recommande un placement à 1,10 m, hauteur ergonomique confortable pour tous les usages du quotidien.

Schéma électrique du va-et-vient : le plan normé NF C 15-100

La série NF C 15-100 2024 (applicable depuis le 1er septembre 2025) encadre chaque conducteur, chaque borne et chaque hauteur d’un montage va-et-vient. Le schéma du va et vient normé se lit à quatre niveaux : les conducteurs actifs (phase, deux navettes, retour lampe), les conducteurs de service (neutre, terre), les bornes des interrupteurs (L + 1 + 2), et les protections en amont au tableau (disjoncteur 16 A, différentiel 30 mA). Voici comment reconstituer ce schéma va-et-vient étape par étape.

📌L’essentiel du schéma normé :
deux navettes minimum entre les interrupteurs, section 1,5 mm² cuivre H07V-U, disjoncteur 16 A max, différentiel 30 mA obligatoire en amont. Neutre bleu clair et terre vert-jaune passent directement au point lumineux, sans transiter par les interrupteurs.

Schéma va-et-vient simple : 2 interrupteurs, 2 navettes, 1 lampe

Le schéma standard d’un va-et-vient normé compte quatre conducteurs actifs et deux conducteurs de service. La phase part du tableau, arrive sur la borne L du premier interrupteur, ressort par la borne 1 ou 2 selon la position de la manette, transite par l’une des deux navettes vers le second interrupteur, puis ressort par sa borne L pour rejoindre la lampe. Ce chemin actif change à chaque bascule d’un des deux interrupteurs.

Le neutre et la terre, eux, ne passent jamais par les interrupteurs. Ils partent directement du tableau au point lumineux, sans détour. Dans les boîtes d’encastrement des interrupteurs, vous ne trouverez donc que trois fils : la phase (ou le retour lampe) et les deux navettes.

Les six conducteurs de ce schéma va-et-vient utilisent tous du cuivre H07V-U 1,5 mm² minimum, protégé par un disjoncteur divisionnaire 16 A maximum, lui-même en aval d’un différentiel 30 mA obligatoire (type AC ou A pour un circuit d’éclairage classique).

Les bornes L / 1 / 2 des interrupteurs Legrand, Schneider ou Hager suivent la même convention : L pour la borne commune (phase permanente ou retour lampe), 1 et 2 pour les deux navettes interchangeables. Le marquage précis peut varier d’une gamme à l’autre, la NF C 15-100 n’impose pas de code de repérage universel. Le principe complet est illustré dans le schéma de fonctionnement du H2 suivant.

Variantes du schéma va-et-vient (double, 3 interrupteurs, lumineux, 2 lampes)

Le schéma standard à 2 interrupteurs couvre 90 % des installations résidentielles. Reste 10 % de cas particuliers qui appellent une variante précise du plan normé : double va-et-vient sur une même plaque, permutateur pour 3 points de commande, va-et-vient lumineux qui signale l’état au repos, ou double sortie sur 2 lampes.

Chaque variante repose sur les mêmes conducteurs de base mais ajoute une contrainte : un fil supplémentaire, un mécanisme différent, ou un raccordement croisé. Le tableau ci-dessous résume les cas de figure les plus fréquents que vous rencontrerez sur un chantier résidentiel.

TypeNb interrupteursNb fils navettesCas d’usage
Standard 2 int2290 % des cas résidentiels (couloir, chambre, escalier simple)
Va-et-vient + permutateur34 (2 par côté)Escalier avec palier, grande pièce à triple accès
Double va-et-vient2 (double manette)4Deux circuits indépendants sur une même plaque
Va-et-vient lumineux22 (+ 1 neutre pour le voyant)Repérage nuit dans un couloir sans veilleuse
2 lampes commandées22Deux points lumineux allumés simultanément

Sur un chantier récent à Marignane, j’ai remplacé un permutateur défaillant dans un escalier à trois paliers. Le montage avait été fait en 2010, dans les règles, mais le permutateur d’origine grippait après quinze ans d’usage quotidien. Le remplacement a pris vingt minutes une fois le circuit repéré : les deux navettes du permutateur croisent les navettes entrantes, et le sens de câblage compte pour retrouver un fonctionnement identique côté utilisateur.

Schéma multifilaire vs schéma architectural : lequel utiliser

Deux formats coexistent pour représenter un va-et-vient sur le papier : le schéma multifilaire et le schéma architectural. Ils servent des étapes différentes de la vie du chantier.

Le schéma multifilaire dessine chaque fil individuellement, avec sa couleur, son cheminement et sa borne d’arrivée. Il représente exactement ce que vous allez câbler dans les boîtes et le tableau, et sert de plan d’exécution pendant la pose. C’est le format le plus utilisé par les électriciens sur chantier. Le schéma multifilaire du va-et-vient est présenté en détail dans notre guide dédié.

Le schéma architectural, lui, se contente de symboles synthétiques placés dans le plan de la pièce. Il montre où sont les interrupteurs et les points lumineux, sans détailler les conducteurs. On l’utilise pour la documentation client, les plans d’implantation en phase avant-projet, ou les schémas Consuel. Les symboles électriques normalisés suivent la norme NF EN 60617-7.

💡Conseil de chantier, la règle du tiers :
sur un pavillon des années 90 à Aix-en-Provence, j’ai retiré un va-et-vient qui chauffait anormalement à la borne L. La cause : trois circuits de 2,5 mm² tirés dans une même gaine ICTA 16 mm. La section cumulée dépassait largement le tiers de remplissage recommandé. La chaleur ne s’évacuait plus. Prévoyez toujours une gaine de diamètre supérieur si vous mutualisez plusieurs circuits, quitte à en tirer une seconde.

Comment fonctionne un schéma va-et-vient

Le schéma va-et-vient repose sur cinq fonctions. La phase arrive du tableau, le neutre repart vers la lampe. Deux fils navettes courent entre les interrupteurs, un retour lampe achemine la commande vers le luminaire. La terre protège les masses.

Principe des deux chemins alternatifs de la phase à travers les navettes d'un montage va-et-vient
Schéma d'un va-et-vient standard : deux interrupteurs, deux navettes, phase, neutre, retour lampe et terre

Le principe des navettes est le cœur du montage. La phase entre par la borne L du premier interrupteur et se dirige vers l’une des deux bornes numérotées selon la manette. Le second interrupteur, câblé à l’identique, choisit à son tour la navette qui achemine la phase jusqu’à la lampe. Chaque bascule inverse le chemin actif et change l’état de la lampe.

Le neutre et la terre ne passent jamais par les interrupteurs, ils partent directement du tableau au point lumineux. Dans les boîtes d’encastrement, seules la phase (ou le retour lampe) et les deux navettes sont présentes. Les symboles suivent la norme IEC 60617 (base de données internationale en vigueur) pour l’appareillage de commande.

Le rôle des fils navettes

Les deux navettes du schéma va-et-vient créent deux chemins parallèles entre les interrupteurs, dont un seul est actif à la fois. Chaque bascule inverse le chemin actif, donc l’état de la lampe.

Sur un chantier à Aix il y a deux ans, j’ai formé un apprenti CAP à ce montage. Le déclic pédagogique, c’était de lui faire dessiner sur papier les deux chemins possibles avant de toucher au moindre fil. Une fois cette visualisation acquise, il n’a plus jamais confondu bornes 1 et 2.

Le matériel et les outils pour brancher un va-et-vient

Prévoyez le matériel suivant :

  • Deux interrupteurs va-et-vient (3 bornes L, 1, 2), 15 à 40 EUR selon la gamme (prix 2026)
  • Fil H07V-U 1,5 mm² multicolore (phase, neutre, terre, navettes)
  • Boîtes d’encastrement Ø 67 mm si vous partez d’un mur nu
  • Un disjoncteur 16 A maximum (10 A conseillé) au tableau

Prévoyez ensuite l’outillage suivant :

  • Tournevis plat 4 mm + cruciforme PZ1
  • Pince à dénuder réglée sur 10-12 mm
  • Pince coupante isolée 1000 V
  • VAT ou multimètre en position tension alternative
  • Scie cloche Ø 65 mm pour percer un mur si les boîtes n’existent pas

Voici les couleurs à respecter :

FonctionCouleurBorne
PhaseRouge, marron ou noirL du premier interrupteur
Retour lampeCouleur libre (souvent violet)L du second interrupteur
Navettes (x2)Orange (usage courant)1 et 2 des deux interrupteurs
NeutreBleu obligatoireDirect au point lumineux
Terre (PE)Vert-jaune obligatoireDirect au point lumineux

Pour la phase, les navettes et le retour lampe, toute couleur non réservée reste conforme.

💡Conseil de chantier :
achetez systématiquement un mètre ou deux de fil orange en plus des couleurs de base. C’est celle qui manque le plus souvent au dernier moment ; improviser une navette en rouge devient vite illisible dans une boîte à trois fils rouges.

Les 5 étapes pour brancher votre va-et-vient

1. Couper le courant (obligatoire pour votre sécurité)

Coupez le disjoncteur général au tableau, ou le disjoncteur divisionnaire du circuit éclairage si vous l’identifiez. En cas de doute, le disjoncteur général reste le choix le plus sûr.

Une fois le disjoncteur en position OFF, vérifiez l’absence de tension aux bornes des interrupteurs avec un VAT ou un multimètre (250 V alternatif). Un tournevis testeur seul ne suffit pas : il détecte la phase mais peut manquer un défaut de neutre.

⚠️Attention : ne considérez jamais un circuit comme hors tension tant que la vérification VAT n’est pas faite au point exact où vous allez intervenir. Un circuit peut être alimenté par une source secondaire (délestage, contacteur jour-nuit) que le disjoncteur général ne coupe pas toujours.

2. Préparer les boîtes d’encastrement et les fils

Si les boîtes existent, passez à l’étape suivante. Sinon, tracez l’axe à hauteur choisie (1,10 m recommandé), percez à la scie cloche Ø 65 mm et fixez les boîtes Ø 67 mm au plâtre ou aux colliers.

Passez les fils dans la gaine ICTA qui relie les deux boîtes et le point lumineux. Respectez la règle du tiers : le nombre de fils doit être calculé pour que la somme des sections des conducteurs ne dépasse pas environ 33 % de la section intérieure, même si la norme actuelle ne l’impose plus comme valeur chiffrée. Dénudez chaque extrémité sur 10 à 12 mm : la butée intégrée aux bornes automatiques repose sur cette longueur.

3. Raccorder le premier interrupteur (arrivée phase)

Connectez le fil de phase (rouge ou marron) sur la borne L du premier interrupteur. Puis les deux fils navettes (orange en usage courant) sur les bornes 1 et 2. L’ordre entre 1 et 2 n’a pas d’importance : les navettes sont interchangeables.

Repliez les fils, positionnez le mécanisme et fixez-le avec les vis d’écartement. Ne serrez pas encore la plaque de finition.

4. Raccorder le second interrupteur (retour lampe)

Sur le second interrupteur, les deux navettes arrivent sur les bornes 1 et 2 sans souci d’ordre (borne 1 côté 1 ou croisées, cela reste fonctionnel).

Sur la borne L, connectez le fil de retour lampe (souvent violet) vers le luminaire. Le neutre bleu et la terre vert-jaune ne passent pas par cet interrupteur, ils vont directement au point lumineux.

5. Tester votre installation

Refermez temporairement les boîtes, remontez au tableau et réarmez le disjoncteur. Actionnez alternativement chaque interrupteur : la lampe doit s’allumer, s’éteindre, puis se rallumer. Ce cycle de bascule croisée signe un montage sain.

Si un interrupteur ne fait rien, coupez le disjoncteur et revérifiez les navettes : une borne 1 ou 2 doit être vide.

Récapitulatif visuel : schéma illustratif du montage

Infographie des 5 étapes pour brancher un va-et-vient : couper courant, préparer boîtes, câbler premier interrupteur, câbler second, tester

L’infographie ci-dessus reprend la phase, les navettes, le retour lampe, le neutre et la terre avec les symboles normalisés.

Les 3 erreurs les plus fréquentes que je vois sur les chantiers

En vingt ans de câblage résidentiel, j’ai relevé trois erreurs récurrentes chez les particuliers qui cherchent comment faire un va et vient sans se tromper. Deux relèvent du câblage, une des couleurs. Toutes se corrigent vite une fois repérées.

Erreur 1 : confusion phase / retour lampe sur la borne L

L’année dernière, je suis intervenu chez un client à La Ciotat qui avait installé un va-et-vient lui-même. Le schéma va-et-vient fonctionnait, mais avec un défaut visible : quand l’un des deux interrupteurs était en position OFF, la lampe restait allumée en veille très faible, perceptible seulement dans le noir.

Après vérification, il avait câblé le neutre à la place de la phase sur la borne L du premier interrupteur. Résultat : la lampe se retrouvait coupée par le neutre au lieu de l’être par la phase. Ce schéma va-et-vient reste dangereux : il ne se détecte qu’à la veille visible. En vingt ans, c’est l’erreur numéro un que j’ai vue chez les particuliers, plus fréquente encore que les navettes mal câblées.

Erreur 2 : oublier de connecter les deux navettes

L’oubli d’une navette laisse une des deux bornes 1 ou 2 vide, et l’un des interrupteurs ne fait plus rien. Ce défaut apparaît souvent en fin de journée, quand la fatigue pousse à finaliser sans revérifier. Un test complet (bascule dans les deux sens) le détecte en trente secondes.

Erreur 3 : utiliser une couleur identique à la phase pour les navettes

Un client d’Aix a mis deux heures à comprendre son propre câblage, un an après l’avoir posé, parce qu’il avait tiré trois fils rouges dans la même boîte : phase et deux navettes. Le tout devenait impossible à démêler sans schéma. Réservez le rouge et le marron à la phase, l’orange ou le violet aux navettes. Cette discipline paie à la première panne ou au premier ajout de circuit. La fiche Legrand détaille les schémas de bornes du va-et-vient.

Sécurité VAT et volumes salle de bain : ce que la norme impose

Le va-et-vient électrique doit répondre à deux règles de sécurité que les guides concurrents oublient trop souvent : la vérification d’absence de tension avant toute intervention, et les zones où l’interrupteur standard 230 V est purement et simplement interdit dans une salle de bain. Ces deux points relèvent de la norme NF C 15-100 série 2024 et de la NF C 18-510 pour les opérations.

VAT : vérifier l’absence de tension avant toute intervention

La VAT (Vérification d’Absence de Tension) confirme que le circuit est HORS TENSION au point exact d’intervention. Elle ne signifie pas « travail sous tension » : c’est exactement l’inverse. En 2026, la référence normative est la NF C 18-510 avec ses amendements A1 et A2. Le protocole tient en trois gestes : coupez le disjoncteur, testez le vérificateur sur une source connue pour valider son bon fonctionnement, puis mesurez sur les conducteurs actifs au point d’intervention. Un tournevis testeur seul ne remplace pas un vérificateur d’absence de tension conforme : il détecte la phase mais peut manquer un défaut de neutre inversé.

Interdiction du va-et-vient 230 V dans les volumes 0, 1 et 2 d’une salle de bain

La NF C 15-100 §701 interdit formellement tout interrupteur va-et-vient 230 V standard dans les volumes 0, 1 et 2 d’une salle de bain. Volume 0 = intérieur baignoire ou receveur de douche. Volume 1 = zone verticale au-dessus du volume 0, jusqu’à 2,25 m. Volume 2 = 0,60 m horizontal autour du volume 1.

Pour commander un éclairage depuis un de ces volumes, une seule solution : passer par la TBTS (Très Basse Tension de Sécurité), limitée à 12 V alternatif maximum, avec la source d’alimentation obligatoirement placée hors volumes. En pratique, sur un chantier de rénovation salle de bain à Aubagne l’an dernier, j’ai déplacé un va-et-vient existant hors volumes plutôt que de basculer en TBTS 12 V. La modification prenait moins de temps qu’une adaptation complète du circuit.

⚠️Attention danger électrique en salle de bain : un va-et-vient 230 V posé dans le volume 0, 1 ou 2 d’une salle de bain constitue une non-conformité majeure NF C 15-100 §701 et un risque d’électrocution direct. Si votre installation présente ce défaut, coupez le circuit et déplacez l’interrupteur hors volumes avant toute utilisation.

Quand faut-il passer au télérupteur (au lieu du va-et-vient)

Comparatif visuel entre montage va-et-vient (deux points de commande) et télérupteur (trois points et plus)

Le va-et-vient reste imbattable pour deux points de commande. Au-delà (grande pièce à triple accès, escalier avec palier), il faut ajouter un permutateur entre les deux va-et-vient. Ce permutateur, à quatre bornes, croise les navettes ; le câblage s’alourdit et le diagnostic se complique.

À partir de trois points, je recommande de passer au télérupteur pour 3 points. Ce mécanisme bistable, commandé par des boutons-poussoirs impulsionnels, autorise un nombre élevé de points de commande avec un seul fil par bouton. Le câblage devient plus simple, la maintenance plus lisible, l’ajout d’un point ne demande qu’un fil de bouton.

Nombre de pointsSolution recommandée
1Interrupteur simple
2Va-et-vient (2 x 3 bornes)
3Va-et-vient + permutateur, ou télérupteur
4 et plusTélérupteur (fortement recommandé)

FAQ schéma va-et-vient : vos questions

⚠️Ce guide est informatif. Pour votre situation, si vous devez modifier votre tableau électrique ou raccorder un nouveau circuit, consultez un électricien Qualifelec. Les règles présentées ici peuvent évoluer et leur application dépend de votre installation.

Savoir comment faire un va et vient bien câblé tient dans deux règles simples : la phase entre par la borne L du premier interrupteur, le retour lampe sort par la borne L du second. Tout le reste du schéma va-et-vient (choix des couleurs, ordre des navettes, hauteur de pose) découle de ces deux repères. Testez les deux interrupteurs dans les deux sens avant de refermer. Si vous préparez un troisième point de commande dans la même pièce, dimensionnez votre circuit dès maintenant pour un télérupteur : vous éviterez un retour au chantier dans six mois.

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Marc

Électricien depuis plus de 20 ans, installé en Bouches-du-Rhône. Ancien compagnon devenu artisan, Marc a câblé des centaines de tableaux, tiré des kilomètres de gaines et remis aux normes des dizaines d’installations résidentielles. Il transmet ici son expérience terrain : normes NF C 15-100, gaines et conduits, tableaux et protections, branchements, bornes de recharge, photovoltaïque et ventilation. Chaque article est vérifié contre les sources primaires (AFNOR, Consuel, Enedis, ADEME).

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